Affichage des articles dont le libellé est Mélanie Baranger. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mélanie Baranger. Afficher tous les articles

jeudi 18 mars 2021

La dernière dragonne

Lorène, jeune femme tourmentée, se voit poussée par sa mère à quitter rapidement son domicile. Dépitée, elle retrouve l’espoir quand un nouvel emploi se profile à l’horizon. Mais voilà, il s’agit là encore d’une simple illusion. Alors qu’elle semblait arriver à destination, Lorène se retrouve propulsée dans un autre monde : O’Mayll, une terre inconnue magique, mais qui recèle aussi des dangers.
Épaulée par un grand-père retrouvé, la jeune femme va se confronter à son passé, comprendre d’où provient ses brisures, mais aussi, découvrir une terrible prophétie qui entoure son existence.
Pansera-t-elle ses blessures ? Déjouera-t-elle le vicieux destin ?
La dernière dragonne
Mélanie Baranger 2021

Merci à Mélanie Baranger.

Comme toujours, quand je lis un livre de cette autrice, je me régale. Mais cette fois, c’est un peu particulier. Car j’ai entendu dire qu’il y avait un dragon dans l’histoire, et je n’ai jamais lu d’histoire de dragons ! Quelle horreur, me direz-vous, sachant qu’il existe une saga apparemment magnifique avec des dragons… Mais bon, je ne fais jamais rien comme tout le monde, alors.

Bref, j’ai commencé ce texte avec beaucoup d’entrain. Notre monde, puis un autre monde, puis une prophétie, puis un apprentissage pour tuer le dragon. Quoi ? Mais non, moi je veux que le dragon soit gentil !!! Tant pis pour moi, je continue quand même ma lecture. Le style est agréable, on suit les aventures de Lorène avec grand plaisir et on a peur avec elle. Car cette prophétie est juste ignoble. Mais notre héroïne est une vraie héroïne. Elle ne lâchera rien et ira faire face à son destin.

J’avais envie d’arriver au passage du dragon, tout en le redoutant, car je ne savais pas trop ce que l’autrice allait inventer pour se sortir de ce mauvais pas. Ben oui, si vous le lisez, vous verrez qu’elle se piège toute seule et que l’issue ne peut être que fatale pour mon dragon… euh, pour Lorène. Et finalement, elle m’a bien roulée dans la farine et avait prévu son coup.

Le final est logique, tout à fait dans l’esprit du texte, et je ne pouvais qu’adhérer à cette idée, à la fois folle et plaisante à lire. Et puis, cet épilogue… Il annonce de beaux moments de lecture en perspective pour la suite !

jeudi 30 janvier 2020

Le secret de la DS

Une voiture abandonnée, au cœur d’une luxuriante forêt, est le théâtre de bien belles scènes… et surtout de la rencontre de deux araignées solitaires.
Le secret de la DS
Mélanie Baranger 2020

Merci à Mélanie Baranger.

Oh, mais non ! Comment as-tu pu oser nous écrire des choses à propos de cette chose à millions de pattes ! Je suis effrayée, horrifiée… Heureusement que les dessins la rendaient plus ou moins approchable, sinon j’en aurais eu des sueurs froides.

Ahah ! Trêve de plaisanteries, je trouve très original de choisir cette bête détestée pour en faire le héros d’un livre. C’est osé, et cela pourra peut-être en réconcilier certains avec (pas moi, je vous préviens !). L’histoire est mignonne et donne envie d’être lue. Le style toujours agréable de Mélanie Baranger aide beaucoup à tourner les pages et vouloir en savoir un peu plus.

Et puis, bon, il faut avouer que les dessins sont juste superbes. Je rêve d’avoir ce petit renard blanc en cadre, dis donc ! Les traits sont agréables, les couleurs sont douces : l’illustratrice a sa patte, et j’espère la voir illustrer d’autres titres jeunesse.

En bref, un titre à découvrir !

mercredi 2 octobre 2019

Les mésaventures du sang

Anastasia est une vampire qui vit depuis quelques longues années et qui note la déchéance de son peuple. Fainéants, ces derniers ne font plus assez attention à leur couverture… D’ailleurs, pourquoi le faire alors que les hommes les vénèrent ? Dépitée, elle tente de ne rien changer à ses habitudes.
Leur chef de clan lui annonce qu’elle va épouser Marius, son fils adoptif alors que Dylan, son ex-fiancé, vient de faire son retour… Comment accepter d’épouser l’homme qu’elle déteste au plus haut point alors que celui qu’elle aime vient de revenir ?
Les mésaventures du sang
Mélanie Baranger 2019

Merci à Mélanie Baranger.

Cette chronique ne sera pas très longue, car il est toujours difficile de commenter une nouvelle, quelle que soit sa longueur. Toutefois, je peux en dire que j’ai beaucoup aimé la mythologie qu’a créée l’autrice dans ce petit texte. On sent qu’elle ne se prend pas au sérieux, et les pauvres petits vampires mis en scène dans ces quelques pages en prennent pour leur grade.

Entre dérision et humour caustique, les gentils vampires de Twilight ont éclipsé la vraie nature des vampires : sanguinaires, ils le sont, mais les gens les trouvent beaux quand ils les croisent. Les pauvres n’arrivent plus à faire éprouver de la peur aux êtres humains et sont contraints de vivre avec eux, quand bien même ils souhaiteraient retrouver l’horreur qu’ils inspiraient auparavant.

Le parallèle est fait, le ton est donné, la petite histoire d’amour peut alors prendre forme dans ce contexte bien amusant. Les vampires d’aujourd’hui voulant vivre comme auparavant, le mariage forcé semble d’actualité chez eux, et la pauvre Anastasia en fait les frais. À elle de se débrouiller pour se sortir de ce mauvais pas.

Cette histoire ne se prend pas au sérieux, et j’aime ça. L’humour est le fil conducteur de ce texte, et je suis bien contente d’avoir découvert cette petite intrigue qui remet à leur place les vampires. En bref, si vous voulez sourire un peu, lisez cette nouvelle !

vendredi 6 juillet 2018

Le cœur de la princesse

Pablo, célèbre pirate, est emprisonné dans le château du roi ! Un jour, alors qu’il tente de s’enfuir, il tombe sur l’une de ses filles et en tombe éperdument amoureux. Quelques semaines plus tard, il apprend que la princesse a été victime d’un sorcier et se propose de réparer le tort qui lui a été causé contre sa liberté… Lorsque le cœur a plus de valeur que l’apparence…
Le cœur de la princesse
Mélanie Baranger 2018

Merci à Mélanie Baranger.

Cela change de mes lectures habituelles, mais comme c’est un titre de Mélanie Baranger, je me suis dit que ce serait forcément sympa. Et je ne me suis pas trompée. Même si ce titre est quand même relativement court, il nous offre une petite histoire sympa avec des pirates, des princesses à sauver, et un grand méchant sorcier. Un petit conte pour adulte, en somme, que j’ai bien aimé.

Pablo est le plus terrible des pirates des mers ! Sauf que ce n’est pas comme ça que je l’ai vu. J’ai plutôt ressenti chez lui de la peine, de la compassion pour les autres, et une envie de vivre une nouvelle vie, et de se donner les moyens pour y arriver. Accompagné de Johan, son ami, tout est possible dans sa vie de liberté. Jusqu’à ce qu’on lui retire sa liberté, et qu’il tombe ensuite amoureux d’une princesse dont on a volé le cœur.

D’un point de vue fantastique, on arrive sur une histoire de pirate classique, avec du surréalisme bien maîtrisé, et une intrigue qui met en scène des forbans aimant se battre et qui ont un certain sens de l’honneur. Ce mini-roman m’a bien plu, et j’espère que l’auteur se décidera à en écrire d’autres du même genre !

mardi 28 novembre 2017

De l’errance au destin

Anysia, jeune moldave, est recueillie par un riche homme, qui lui offre la possibilité d’étudier si elle le rejoint, comme jeune fille au pair. Bien sûr, rien ne se passe comme prévu, et la vie n’est pas aussi rose qu’elle le pensait en arrivant en Biélorussie.
Julien vit une existence paisible, jusqu’à la découverte de la maladie de sa mère. Alors qu’il l’accompagne du mieux qu’il peut, il doit tenir tête à son père, qui perd le contrôle et se morfond dans sa douleur.
De l’errance au destin
Mélanie Baranger 2017

Merci à Something Else Éditions.

Quand j’ai commencé à lire ce texte, je ne savais pas du tout de quoi il allait traiter : encore une fois, le résumé, c’est pour les autres. Du coup, je ne pouvais que me fier à ma lecture et m’immerger petit à petit dans cette histoire tout en émotions et en suspense.

Ce texte est un récit à deux voix mettant en scène deux personnages qui ont une vie pour le moins compliquée. D’abord, Anysia (j’aime beaucoup ce prénom), qui ne rêve que d’une chose : étudier. Mais, hélas, on se rend très vite compte que c’est un futur bien plus sombre qui l’attend. Ensuite, Julien, qui m’a assez rapidement touchée : il doit faire face à la maladie de sa mère qu’il aime plus que tout. On ne peut pas dire que l’un d’entre eux ait une vie meilleure que celle de l’autre, et l’on ne peut qu’être triste pour eux… et souhaiter un rapprochement.

Je me suis demandé rapidement s’il y aurait une connexion entre ces deux personnages, s’ils allaient se rencontrer, s’entraider dans leurs épreuves respectives. Évidemment, on n'écrit pas un roman à deux voix sans que les deux personnes se rencontrent. Toutefois, ce n’était pas gagné, vu la distance géographique qui les séparait… mais finalement, c’est arrivé tout en douceur, de manière très cohérente et intelligente malgré les petites coïncidences que l’on retrouve par-ci par-là.

Ce texte cherche à nous émouvoir et, pour ma part, cela a réussi. La plume de Mélanie Baranger est simple et sans chichi, ce qui nous permet de nous focaliser sur le contenu du roman, dense et plein d’informations, et de ressentir au mieux les émotions des personnages. J’ai été touchée plus d’une fois par une situation particulière ou un personnage. De ce côté-là, l’autrice a rempli sa mission !